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Cette troisième et dernière (jusqu’à nouvel ordre…) étape de l’année dans un lycée français nous confirmera à quel point le système d’enseignement français à l’étranger est efficace et bien organisé. Passant de Gerson, leur établissement rue de la Pompe, à celui de Pondichéry –le plus ancien lycée français dans le monde- à l’école française du Cap puis au lycée Condorcet de Sydney, Virgile et Rose ont reçu un enseignement de CM2 et de CP à la fois complet et sans rupture. A part quelques petites répétitions de programme, ce fut ainsi une année scolaire quasiment normale qui s’est achevée à 17 000 kms de la France. Nous avions évidemment anticipé les choses en organisant le voyage et notamment lors de mes contacts avec l’Association de l’enseignement du français à l’étranger (AEFE) qui supervise les établissements français dans le monde. En fait, les années scolaires au Cap et à Sydney sont calquées sur celles de l’hémisphère nord et similaires dans le temps à ce qu’elles sont en France, s’achevant fin juin et recommençant courant août. L’année scolaire pondichérienne est un peu décalée commençant à la mi-juillet et s’achevant fin mai notamment pour éviter la période « estivale » de très grosse chaleur (35° et plus sans parler de l’humidité…). La continuité dans le programme a fait que les enfants ont très bien vécu ces changements de lycée et leurs bulletins n’en ont aucunement souffert, bien au contraire. Résultat, ils passent chacun dans la classe supérieure avec des commentaires élogieux de leurs professeurs. Et ce, avec en tout et pour tout une petite semaine de vacances (à l’issue de notre séjour indien) au cours de leur scolarité internationale de début janvier à fin juin. Bravo à eux qui ne sont jamais plaint de quoique ce soit.
Ils auront ainsi eu la chance de connaître les charmes des lycées français que j’avais moi-même appréciés pendant longtemps dans ma si chère et exotique ville de Bruxelles. Ils en garderont, je l’espère, des souvenirs profondément ancrés au fond d’eux-mêmes qui iront des cours de tamoul en Inde au port obligatoire à l’extérieur du chapeau réglementaire en Australie en passant par un safari avec sa classe à côté de Johannesburg pour Virgile et des progrès plus que significatifs en anglais. Virgile se débrouille maintenant plus que bien. Si l’enseignement dans cette langue est insuffisant à Pondichéry (1 heure ½ par semaine), il est très conséquent au Cap (anglais tous les jours + 2 matières dispensées dans cette langue (théâtre et gym)) ainsi qu’à Sydney. Le lycée Condorcet va d’ailleurs encore se renforcer avec des classes primaires bilingues (plusieurs matières dispensées en anglais) à partir de la rentrée 2013. Beau projet pédagogique. Vous me direz que la meilleure manière de faire progresser en anglais des enfants est de les envoyer dans une école locale. J’ai connu cela lors d’études supérieures en Angleterre et le résultat est radical ! A Sydney, certains parents français le font en envoyant leur progéniture quelques mois dans une école australienne. J’y avais songé pour Virgile et Rose mais deux mois représentent une période trop courte sans parler des vrais décalages de programme. L’année scolaire commence, en effet, en janvier en Australie ! C’est néanmoins une expérience que je recommande histoire de voir à quoi ressemble un système d’enseignement totalement différent où, par exemple, l’épanouissement de l’enfant prend une place primordiale, probablement plus importante que dans un environnement strictement français. Et puis, rien de tel que d’apprendre les rudiments du football australien pour les garçons et du hockey sur gazon pour les filles !

Une reponse

  1. Dahan 17 juillet 2013 at 19:15 #

    Bravo aux enfants pour leur passage de classe. Bonne fin de séjour en Australie . Âtres bientôt . Gros baisers à tous les quaTres

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