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Suite du résumé rapide de ces premières semaines :

La maison que nous occupons est située dans le quartier dit De Waterkant qui s’apparente au Marais parisien. Très vivant, récemment rénové, il comporte de nombreux bars et restaurants. De Waterkant est très charmant avec ses nombreuses petites maisons de goût. L’impression y est parfois celle que l’on peut avoir quand on se promène dans un village provençal. Notre maison est agréable avec son patio intérieur et sa terrasse offrant une vue magnifique sur la Table Mountain, la montagne qui sépare la vile en deux. Nous sommes très loin de nos premiers émois domestiques lors de la découverte du 56 Suffren Street à Pondichéry. Ici, nous sommes en Europe : les équipements nécessaires sont présents et en ordre de marche, la literie est correcte, etc. Rien à dire de ce côté-là à part quelques gros voire très gros cafards que l’on croise parfois et qui nous rappellent que nous sommes en Afrique. Des photos de la maison sont visibles sur le blog des enfants www.lesaventuresdevirgileetrose.com.

A leur propos, ils sont ravis de pouvoir disposer chacun de leur chambre. Virgile choisit d’emblée celle située à l’étage qui a sa propre salle de bains. Il s’approprie immédiatement les lieux, heureux de cette marque d’indépendance alors qu’il entre à grands pas dans la préadolescence. Quoique tristes d’avoir quitté l’Inde, Virgile et Rose vivent très bien cette transition géographique brutale. Ils se sont parfaitement comportés pendant ce long voyage, sans jamais se plaindre et j’en tire là un motif de fierté. Bravo à eux !

Le soir même de notre arrivée, je rencontre la personne à qui je vais louer une voiture pendant notre séjour. Français établi au Cap et contacté par le biais d’un ami commun, Emmanuel me loue une VW Golf blanche Chico Citi, 1,6l (c’est marqué en gros sur la carrosserie). Je me retrouve dans cette Golf II (pour les connaisseurs) venue directement des années 80. Back to the 80’s veut dire : pas de direction assistée ni de fermeture centralisée des portes, manivelle pour les fenêtres, etc. Oldie’s but goldie’s… Elle est heureusement en très bon état et tout à fait adaptée à ce dont nous avons besoin. Il s’agit, en fait, d’un modèle de Golf très courant ici, de fabrication locale et récente. Virgile pousse des cris d’orfraie en découvrant cette voiture qu’il traite de « nase »… Je vous en laisse juges, rv sur le blog des enfants.

Nous avons quelques jours de répit avant la rentrée des classes (pour les enfants) que nous mettons à profit pour une première découverte de la ville. Point de passage obligé à Cape Town : la fameuse Table Mountain. Culminant à plus de 1000 mètres, elle domine la ville avec son sommet en forme de plateau qui lui a donné son nom. En bon montagnard, ex-chasseur alpin et amateur de randonnées alpestres, je n’imagine pas autre chose que d’atteindre son sommet après une bonne suée dans la chaleur de cette fin d’été sud-africain. Je prends donc le pouls familial quant à cette possibilité de crapahut ce à quoi je me vois fermement opposé une fin de non-recevoir avec un argument choc : la présence opportune (ou non selon votre appétence pour la marche en –très moyenne- montagne) d’un téléphérique. Et nous voilà embarqués dans ce dernier qui, je dois le dire, a la qualité d’être l’un des seuls trois au monde à tourner pendant la montée (et la descente). Ceci permettant à tous ses passagers de bénéficier d’un panorama circulaire à 360° et ainsi d’apprécier la vue exceptionnelle sur Cape Town et sa région. Amateur de belles vues s’il en est, je me régale au sommet de la Table Mountain entre touristes chinois, français, allemands et les dassies, petits rongeurs dont je découvre l’existence. Promis, juré, la prochaine fois, je monte à pied. Chose que je fis quelques jours plus tard et je confirme, c’est une bonne suée !

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