Une page par jour…ou presque / 2

Carnet de route indien

Décollage de Paris CDG à 9h20 le vendredi 28 décembre, arrivée à Pondichéry à 7h00 du matin le samedi 29 décembre. L’Inde est un pays lointain et arriver à Pondichéry est déjà une petite aventure en soi. Surtout quand il y a presque 3h00 de voiture après l’arrivée à l’aéroport de Chennai à 2h30 du matin ! Et, pour information –j’aurai certainement l’occasion d’y revenir- les routes indiennes n’ont pas la quiétude de leurs homologues allemandes.
L’escale de Dubai offre un avant-goût extraordinaire des couleurs et des mystères de s mondes arabes et orientaux. Africains, Arabes, Européens, Américains, Asiatiques, femmes voilées, hommes enturbannés, barbus ou non, djellabas, abayas et autres tenues se mélangent à toute heure du jour et de la nuit. Seules différences avec la ligne 13 du métro parisien : à 3 heures du matin, il y a toujours autant de monde et les lieux sont indécents de luxe. Nombre de ces consommateurs venus des quatre coins de la planète ont un point commun : une attirance voire un goût immodéré pour les marques dont cet aéroport est le royaume. De Cartier à Hermès en passant par Hugo Boss et Dolce & Gabbana sans oublier Sony et Guerlain (non ce n’est pas un couple de chanteurs), chacun peut assouvir son besoin de reconnaissance et participer au maintien de l’emploi dans de nombreuses entreprises françaises, italiennes et japonaises entre autres.
Avis aux derniers amateurs encore en vie, la cartouche de cigarettes Philip Morris s’y vend à seulement 15 euros !
Si ce blog n’a aucune vocation à faire de la publicité, je ne manquerai pas –de temps à autre- de citer telle ou telle enseigne (j’ai déjà commencé). A l’instar de Gérard de Villers qui raconte dans SAS (dont j’ai la collection quasi-complète) comment une de mes idoles, le prince Malko Linge, a longtemps voyagé sur Air France, je vanterai les mérites d’une autre compagnie : Emirates. Eh oui, je n’hésite pas une seconde à clamer que cette compagnie n’est que du bonheur comme dirait un entraîneur d’une équipe de foot après une victoire à l’extérieur. Avions confortables : la bétaillère devient enfin humaine, personnel souriant et aux petits soins (idem dans la bétaillère) ; écran géant devant soi et pléthore de films ; les enfants sont comblés avec diverses attentions allant des peluches aux polaroids souvenirs (encore de la pub…). Résultat : voyage de plus de 17h00 très agréable (avec deux enfants de 6 et 10 ans…) et grosse séance de rattrapage des films manqués à Paris.
Tout ceci vous amène à atterrir à Chennai à 2h30 du matin et d’y trouver une foule dont l’importance, l’agitation et le bruit m’ont –presque-rappelé celle du Shea Stadium avant le concert des Beatles en 1965. 45 minutes pour récupérer des bagages distribués au compte-gouttes. « Excuse me Sir : is there another tapis for the luggage from Dubai, flight EK 742 ? ». Réponse : « No, it is the only one. » Pas grave, cela nous a laissé le temps de trouver des chariots en état de marche : coup de chance car, à l’aéroport de Chennai, il s’agit d’une une espèce non protégée et en voie de disparition. Ensuite, pour récupérer la garde-robe familiale, il s’agit de s’armer de patience face aux trois ou quatre rangées de passagers arrivés avant vous et qui attendent, eux aussi, leurs bagages et empêchent quiconque d’approcher du fameux tapis à moins de 5 mètres.
Il est 3h30 du matin, on respire un grand coup, on est en Inde et tout le monde sourit.

2 reponse

  1. Luc 4 janvier 2013 at 20:37 #

    sniff
    déjà partis, enlevés pas des extra-terrestres

    plus que 6 mois – 1 jour à attendre
    On vous embrasse tous très fort

    Les Murard

    • Pierre-Jérôme Henin 5 janvier 2013 at 10:27 #

      Nos extra-terrestres sont très civilisés !
      On vous embrasse de Pondichéry.

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